Le football à Saint Jean de Luz depuis 1909

¨ETXE¨

Joseph ETCHEGARAY

CHIBANI - (1920 - 15 Juillet 2008)

Joseph ETCHEGARAY, 48 ans de dévouement à l’ARIN

 

« ETXE » était un pilier de l'ARIN LUZIEN. Il reste pour la plupart d’entre nous,

la référence de ce Club. Son dévouement est légendaire :

quarante huit ans de fidélité à l’ARIN, à la cause du football.


 

Alors, qui donc plus que lui mérite que le stade pavillon bleu porte son nom?.


 

(Plaquette de l'ARIN LUZIEN : 2008/2009)

Le 15 Juillet 2008, ETXE s’en est allé, laissant un grand vide dans nos cœurs et dans celui de notre club, de son club, l’Arin.

 

ETXE était arrivé en 1945, il n’est jamais parti, fidèle a un club qu’il aimait, mais qui l’aimait aussi : 63 ans de présence continue, d’abord comme joueur, puis comme dirigeant.

 

ETXE a consacré une grande partie de sa vie à l’Arin, dévouement pour lequel il fut très souvent récompensé, par l’Arin bien sur, mais aussi par la ligue d’aquitaine qui l’avait élu « Meilleur dirigeant d’un club amateur » en l’an 2000.

 

ETXE n’est plus là, mais qu’il se rassure, l’Arin ne l'a la pas oublié, et sa mémoire continuera à nous guider.

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1952-1953

Champion Promotion d'Honneur

Espagne, France, Via Allemagne

 

Né à Vera de Bidassoa (Navarre) en 1920, il quitte son pays natal en 1936, à l’heure de la guerre civile en Espagne. Avec sa famille, il se replie sur Saint jean de Luz. « Pas question pour moi de faire du sport, je ne connaissais pas un mot de Français. Je ne parlais que le basque et l’espagnol. Il fallait d’abord penser à travailler. » Il est embauché comme garçon de courses, chez un poissonnier puis chez un fleuriste. En 1940, avec deux camarades, ils essayent sana succès d’embarquer à bord d’un bateau polonais amarré à Saint jean de Luz… il s’engage dans l’armée française. Affecté à Grenoble, il doit partir au Maroc. Mais la flotte nationale le saborde à Toulon. Comme bien d’autres, il est renvoyé dans son foyer. En 1943 : une rafle : Il est conduit en Allemagne dans un camp de travail. « Il est aisé de comprendre que période était peu favorable à la pratique sportive : Curieusement, je rencontre des Luziens en Allemagne et je découvre que j’ai quelques affinités pour le ballon rond. A chaque moment de détente, nous jouions au football. Mais cela n’a pas duré. Nous étions sous-alimentés. C’est finalement à mon retour que l'Arin m’a contacté. »

 

Avec Jean DOYENARD, ils étaient deux gardiens. « Jeannot était le meilleur. Je jouais en réserve. Puis est arrivé ZUBIETA, qui s’est imposé. Un jour l’un est parti, l’autre a arrêté, j’ai donc pris tout naturellement ma place dans les bois». A l’époque, on l’appelait « CHIBANI ». Avec humour, il aimait dire « j’ai joué avant… et après une dizaine de gardien de but… ».  Il a vu arriver puis partir : ZUBIETA, Les ZOUBELET, LACROIX, LAHETJUZAN, MINGO, YGOS, MARTINEZ, ASTRESSE… et quelques météorites. En 1965, Daniel ORONOZ est venu. « Je n’ai pas joué après lui, et pour cause : j’avais 45 Ans… ». Il passe dirigeant, et collabore, sans aucun différend, avec pas mal d’entraineurs : GURRUCHAGA, FERNANDEZ, MERINO, RABET, DUCASSE, SARRATIA, ORONOZ, IRIBAREN, LUC, ZUBELDIA et DULUC.

Meilleurs souvenir ?

« La montée en 4éme Division en 1990. Niveau jamais atteint dans le passé, et cela s’est passé durant mon activité ». Grande joie aussi pour ETXE : le parcours fait en 1986 en Coupe de France. Les trente-deuxièmes de finale contre Laval. Match perdu 1 à 0… mais gagné pour 7500 supporters.

 

Mauvais souvenirs ?

« Je les oublie volontiers, et les bons prennent le dessus. Je citerais quand même les années noires où l’Arin était au bord du gouffre : Nous avons tenu, tant bien que mal, avec une poignée de dirigeants, jusqu'à l’arrivée de Bixente BADIOLA avec une nouvelle équipe de bénévoles. Depuis cela n’a pas cessé de progresser. Ma plus grande fierté est d’être dans cette famille : l’Arin. Havre de gentillesse et d’amitié à mon égard ».

 

« Mon souhait le plus sincère est de voir, beaucoup d’autres jeunes et moins jeunes, se dévouer pour le club et donner à la jeunesse les moyens de s’exprimer librement ».

 

Les hommes qui font l’unanimité autour d’eux sont rares. ETXE était de ceux là.

( Plaquette de l'ARIN LUZIEN : 1993/1994)

DESSIN DE MR ETCHANDY

(plaquette Arin 1993/1994)